@informateur.ci- Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé, mercredi 11 juin, avoir repris le contrôle de plusieurs localités stratégiques du Sud-Kivu, dans l’est du pays, après une contre-offensive menée contre les rebelles du M23.
Selon un communiqué de l’armée congolaise, les localités de Mikenge, Kakenge et Kalingi, situées dans les hauts plateaux des territoires de Fizi et de Mwenga, étaient tombées aux mains du M23 à la suite d’une attaque lancée le lundi 8 juin. Les autorités militaires affirment que les assaillants ont notamment eu recours à des drones militaires pour appuyer leur offensive.
Les FARDC indiquent avoir engagé une riposte immédiate qui a duré près de 48 heures. Cette opération a permis aux forces gouvernementales de reconquérir les positions occupées par les rebelles et de rétablir leur présence dans ces zones sensibles.
L’administrateur du territoire de Fizi, Samy Kalonji Badibanga, a confirmé la reprise des trois localités. Il a expliqué que les affrontements ont été particulièrement intenses durant deux jours avant que les forces régulières ne parviennent à repousser les combattants du M23.
Selon lui, l’attaque initiale a été facilitée non seulement par l’utilisation de drones attribués au mouvement rebelle, mais également par l’appui de groupes armés alliés opérant dans la région. Malgré cette offensive coordonnée, les FARDC ont réussi à reprendre l’avantage sur le terrain.
Les autorités congolaises réaffirment leur détermination à défendre l’intégrité territoriale du pays et à sécuriser les populations vivant dans les zones affectées par les violences.
Cette nouvelle escalade intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’est de la RDC. Les combats entre les FARDC et le M23 se sont intensifiés ces derniers mois, malgré les initiatives diplomatiques et l’accord de paix soutenu par les États-Unis visant à apaiser les tensions et à favoriser un retour durable à la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Djah OPELY












