@informateur.ci- L’incendie du siège du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation de l’ancien président Joseph Kabila, ravive les tensions politiques en République démocratique du Congo (RDC). Survenu lundi 4 juin 2026 à Kinshasa, cet incident intervient dans un climat déjà marqué par des accusations croisées entre majorité et opposition.
Selon le PPRD, des militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti du président Félix Tshisekedi, seraient à l’origine de cet acte. L’incendie s’est produit en marge d’une marche de soutien organisée par l’UDPS en faveur des sanctions américaines visant Joseph Kabila. Une situation qui, pour plusieurs observateurs, illustre la persistance d’une culture politique marquée par la confrontation.
Le PPRD dénonce une dérive autoritaire et évoque une « dictature ». Son secrétaire national à la communication, Aristote Ngarime, affirme que son parti entend saisir les juridictions nationales ainsi que la communauté internationale pour faire constater ce qu’il qualifie de grave atteinte au pluralisme politique.
De son côté, l’UDPS rejette toute implication. Adolphe Amisi Makutano, président de sa ligue des jeunes, assure que son parti a manifesté de manière pacifique et va jusqu’à minimiser l’existence actuelle du PPRD, qu’il considère comme politiquement marginaliser.
Cet épisode rappelle un précédent marquant : en 2016, alors dans l’opposition, l’UDPS avait accusé le régime de Joseph Kabila d’avoir incendié son propre siège, causant la mort de cinq militants. Une mémoire encore vive qui alimente aujourd’hui les tensions.
Les organisations de la société civile, dont Justicia ASBL, condamnent fermement ces violences. Des politologues appellent à un sursaut démocratique, soulignant que la répétition de tels actes nourrit un cycle de vengeance et fragilise durablement les institutions du pays.
Djaah OPELY












