@informateur.ci- Le médecin congolais et prix Nobel de la paix Denis Mukwege a exprimé ses vives inquiétudes face à la perspective d’un nouveau cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon lui, toute annonce d’accalmie pourrait n’être qu’une « simple trêve », sans garantie d’une paix durable.
Intervenant dimanche en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, le praticien a rappelé que le pays reste marqué par trois décennies de violences récurrentes. «On a vu beaucoup de cessez-le-feu en République démocratique du Congo qui n’ont pas tenu longtemps», a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l’AFP.
Depuis la résurgence de la rébellion du M23 fin 2021, une demi-douzaine d’accords de cessez-le-feu et de trêves ont été signés. Tous ont été violés, ravivant les affrontements et aggravant la crise humanitaire dans la région. Les combats, concentrés principalement dans les provinces orientales, ont provoqué des déplacements massifs de populations et de nombreuses victimes civiles.
Pour Denis Mukwege, figure internationale de la lutte contre les violences sexuelles en période de conflit, l’enjeu dépasse la simple signature d’un accord. Il appelle à des mécanismes de suivi crédibles et à une réelle volonté politique des différentes parties impliquées pour mettre fin à l’instabilité chronique.
L’est de la RDC demeure l’un des foyers d’insécurité les plus persistants du continent africain, malgré les initiatives diplomatiques régionales et internationales. Alors que la communauté internationale multiplie les appels à la désescalade, le Nobel congolais insiste sur la nécessité d’une solution structurelle afin d’éviter que le pays ne replonge, une fois de plus, dans un cycle de violences.
Djah OPELY













