@informateur.ci- Plus de 200 personnes ont perdu la vie dans l’effondrement d’une mine artisanale de coltan à Rubaya, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), selon des sources locales. Le drame s’est produit plus tôt dans la semaine dans ce centre minier stratégique, contrôlé par des groupes rebelles et réputé pour ses riches gisements de coltan, un minerai essentiel à la fabrication des smartphones et d’autres appareils électroniques.
L’information a été confirmée vendredi par Lubumba Kambere Muyisa, porte-parole du gouverneur nommé par les rebelles de la province où se situe la mine, dans une déclaration à l’agence de presse Reuters. Les circonstances exactes de l’effondrement n’ont pas encore été établies, mais les autorités locales redoutent un bilan encore plus lourd, plusieurs mineurs étant toujours portés disparus.
La mine concernée est exploitée de manière artisanale, à proximité immédiate de la ville de Rubaya. Cette zone est depuis longtemps au cœur de l’exploitation du coltan en RDC, un secteur marqué par l’insécurité, l’économie informelle et l’absence de contrôles stricts. Les puits, souvent creusés à la main, sont réputés instables et exposent les travailleurs à des risques élevés.
Ce nouvel accident constitue une aggravation dramatique par rapport à un précédent effondrement survenu sur le même site en juin 2025, qui avait fait au moins 12 morts. À l’époque, des dizaines de mineurs avaient réussi à s’échapper du puits, et les causes exactes de l’incident n’avaient pas été clairement déterminées.
Les accidents miniers sont récurrents dans l’est de la RDC, où les normes de sécurité restent largement insuffisantes. De nombreux mineurs artisanaux travaillent sans équipement de protection adéquat, dans des conditions précaires, alimentant une chaîne d’approvisionnement mondiale en minerais stratégiques au prix de lourds sacrifices humains.
Djah OPELY













