@informateur.ci- La majorité présidentielle béninoise a officialisé le week-end dernier son choix pour la prochaine élection présidentielle du 12 avril 2026. Romuald Wadagni, actuel ministre d’État chargé des Finances et de la Coopération, sera le candidat unique des deux grandes forces de la mouvance, l’Union progressiste pour le renouveau démocratique (UPR) et le Bloc Républicain (BR). Cette désignation confirme la décision du président Patrice Talon de ne pas briguer un troisième mandat, respectant ainsi son engagement de quitter le pouvoir à l’issue de son second quinquennat.
Âgé de 49 ans, Romuald Wadagni est l’un des proches collaborateurs du chef de l’État depuis 2016. Financier de formation, diplômé de Harvard Business School et de l’université de Grenoble, il a conduit la quasi-totalité des réformes économiques du gouvernement Talon. Son parcours de technocrate moderne, salué par les institutions internationales, en fait une figure de confiance au sein du pouvoir. Promu ministre d’État en 2021, il a également reçu le portefeuille de la Coopération, signe de la proximité et de la confiance accordées par le président sortant.
Vendredi dernier, après son retour de vacances, Patrice Talon a supervisé les concertations qui ont abouti à cette désignation. L’UPR voit en lui « l’incarnation du renouveau générationnel », tandis que le président du BR, Abdoulaye Bio Tchané, assure qu’il a été choisi « à l’unanimité » comme candidat de la majorité. « Il est compétent, crédible et capable de porter le flambeau des réformes », a-t-il affirmé.
La désignation de Romuald Wadagni met fin aux spéculations sur une éventuelle candidature de Patrice Talon. Le chef de l’État avait toujours martelé son refus de modifier la Constitution pour prolonger son règne, un engagement scruté de près par l’opinion publique. Pour l’heure, la majorité doit encore annoncer le nom de la colistière du candidat dans les prochains jours.
Face à lui, le principal défi reste le parti d’opposition Les Démocrates, qui n’a pas encore dévoilé son candidat. Les analystes, comme le politologue Joël Atayi Guedegbe, estiment que Wadagni possède les atouts techniques pour rassurer les élites économiques, mais devra encore convaincre les électeurs sur le terrain.
Avec cette désignation, Patrice Talon parachève sa promesse d’alternance politique. Romuald Wadagni incarne désormais la continuité du projet économique, mais devra transformer son image de technocrate en véritable figure de rassemblement national à l’approche du scrutin de 2026.
Djah OPELY












