@informateur.ci- Six imams ont été enlevés samedi dans l’État de Zamfara, dans le nord du Nigeria, par des hommes armés communément appelés « bandits ». Les ravisseurs auraient exigé une rançon en échange de la libération des religieux, selon des informations rapportées par les médias nigérians.
L’enlèvement s’est produit aux environs de 11h30, heure locale (10h30 GMT), sur l’axe routier reliant Dakko à Damri. D’après la police de Zamfara, un groupe d’hommes armés, équipés d’armes sophistiquées, a tendu une embuscade à un véhicule transportant les victimes.
« Les six victimes, toutes identifiées comme des imams, se rendaient à Talata Mafara lorsqu’elles ont été interceptées et enlevées par les assaillants armés », a indiqué la police dans un communiqué.
À la suite de l’attaque, les forces de sécurité ont lancé une vaste opération pour retrouver les victimes et poursuivre les ravisseurs. Les recherches se concentrent notamment sur les zones boisées et les broussailles situées aux alentours du lieu de l’enlèvement.
Selon plusieurs médias nigérians, les six religieux devaient participer à une séance de prière organisée à Talata Mafara par le sénateur Abdul’aziz Abubakar Yari, ancien gouverneur de l’État de Zamfara et responsable de l’All Progressives Congress (APC), le parti au pouvoir.
La rencontre religieuse devait notamment être consacrée à des prières en faveur de la réélection du président Bola Tinubu. Le quotidien nigérian Daily Trust rapporte que plus de 2 900 membres du clergé avaient été conviés à cette cérémonie religieuse.
L’enlèvement des six imams intervient dans un contexte marqué par la persistance des violences attribuées aux groupes armés dans le nord-ouest du Nigeria. Ces bandes criminelles, désignées localement sous le terme de « bandits », multiplient les attaques, les enlèvements contre rançon et les embuscades, particulièrement dans les zones rurales.
Les autorités de Zamfara assurent que les opérations de recherche se poursuivent afin de retrouver les six religieux sains et saufs et d’interpeller les responsables de leur enlèvement. Les circonstances exactes de leur détention et le montant de la rançon éventuellement réclamée n’ont pas été précisés par les autorités.
Djah OPELY












