@informateur.ci- Premier producteur de brut en Afrique, le Nigeria traverse une période de fortes turbulences budgétaires. Entre janvier 2025 et janvier 2026, le pays a enregistré un manque à gagner, estimé à 1,31 milliard de dollars, soit environ 729 milliards FCFA, en raison du non-respect répété de son quota de production fixé par Organisation des pays exportateurs de pétrole.
Selon les données publiées par la Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier en amont (NUPRC), Abuja n’a atteint son plafond de 1,5 million de barils par jour (mbj) qu’à trois reprises en 2025 : en janvier, juin et juillet. Les neuf autres mois ont été marqués par une sous-performance persistante, tendance qui s’est prolongée en janvier 2026.
Le point le plus critique a été observé en septembre 2025, avec une production tombée à 1,39 mbj, soit un déficit quotidien de 110 000 barils par rapport au quota. Sur un mois de 30 jours, cela représente environ 3,3 millions de barils non produits. Au total, le déficit cumulé sur 2025 atteint 16,85 millions de barils après ajustement des excédents, auxquels s’ajoute un manque de 1,27 million de barils en janvier 2026, portant le total à 18,12 millions de barils.
En se basant sur un prix moyen du Bonny Light de 72,08 dollars le baril, référence retenue par la Banque centrale, la perte brute est évaluée à 1,31 milliard de dollars.
Cette contre-performance fragilise les ambitions du président Bola Tinubu, qui vise une production de deux millions de barils par jour d’ici 2027. Avec un niveau de 1,46 mbj en janvier 2026, l’écart reste significatif, alimentant les inquiétudes des investisseurs et accentuant la pression sur le budget 2026.
Pour redresser la barre, les experts recommandent d’intensifier les investissements dans la maintenance des champs, le forage de nouveaux puits et la modernisation des infrastructures, tout en renforçant la lutte contre le sabotage et le vol de brut.
Yannick KOBO













