@informateur.ci-Le Niger a confirmé la mise en vente sur le marché international de la production d’uranium issue de la Somaïr (Société des mines de l’Aïr), entreprise nationalisée en juin 2025 après avoir longtemps été contrôlée majoritairement par le groupe français Orano, ancien détenteur de 63,4 % des parts.
Dans un reportage diffusé dimanche 30 novembre au journal télévisé de la RTN, les autorités nigériennes ont réaffirmé leur souveraineté sur les ressources extractives du pays. Niamey estime qu’il s’agit d’un « droit légitime » face aux appels répétés d’Orano, qui demandait de suspendre toute commercialisation en attendant une décision de la justice internationale, saisie par l’entreprise française.
Le chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani, arrivé au pouvoir à la suite du coup d’État de juillet 2023, insiste sur la nécessité pour le Niger de reprendre le contrôle de ses matières stratégiques. Selon les propos relayés par la télévision publique, il défend la liberté du pays à « vendre à qui souhaite acheter dans le respect des règles du marché, en toute indépendance ».
Les autorités accusent par ailleurs Orano de remettre en cause la souveraineté nationale en contestant la nationalisation de la Somaïr. « Le Niger met désormais sur le marché international sa propre production », a martelé le journaliste de la RTN en citant les positions officielles du gouvernement.
Cette décision marque une nouvelle étape dans la rupture progressive entre Niamey et Paris, entamée depuis le changement de régime. Alors que le Niger souhaite diversifier ses partenaires économiques, l’uranium — ressource clé du pays — devient un symbole central de cette volonté d’émancipation vis-à-vis de son ancien allié français.
Yannick KOBO













