@informateur.ci- Le mpox connaît une évolution préoccupante de ses modes de transmission, marquée par une progression vers les zones urbaines.
C’est l’alerte lancée mardi 5 mai 2026 par des chercheurs, à l’occasion du lancement du projet VAXPOX à Institut Pasteur de Côte d’Ivoire, à Abidjan.
Responsable scientifique du projet, Arnaud Fontanet a souligné une transformation notable du virus. « Nous vivons une transition épidémiologique. Le virus, longtemps limité aux zones forestières, s’est déplacé vers des zones urbaines », a-t-il déclaré, mettant en évidence un changement majeur dans la dynamique de propagation.
Selon le chercheur, cette évolution s’accompagne d’une expansion géographique sur le continent africain. Initialement concentré en République démocratique du Congo, le virus s’est propagé vers l’Afrique de l’Est, mais aussi vers l’Ouest, notamment depuis le Nigeria. Cette progression se poursuit avec l’apparition régulière de nouveaux foyers, comme à Madagascar fin 2025.
Autre mutation importante : l’évolution des modes de transmission. Longtemps associée à des contacts avec des animaux, notamment des rongeurs, la maladie se transmet désormais aussi entre humains, parfois par voie sexuelle. «Ce mode de transmission a été sous-estimé et s’est révélé lors des récentes épidémies», a précisé Arnaud Fontanet.
Face à ces changements, le projet VAXPOX, coordonné par Institut Pasteur de Paris, vise à mieux comprendre cette dynamique. Les chercheurs mobilisent des outils scientifiques avancés, tels que les tests moléculaires, la sérologie et la modélisation, afin d’identifier les populations les plus exposées.
Déployée dans plusieurs pays africains, cette initiative entend orienter les stratégies de prévention, notamment en matière de vaccination, et anticiper les nouvelles formes de propagation des maladies émergentes.
Djah OPELY












