@informateur.ci- Lamignou Darou, Ndiaye Touba et Oustaz Thiep, des chroniqueurs jugés proches du parti du président de l’Assemblée nationale Ousmane Sonko, le PASTEF, sont poursuivis au Sénégal pour atteinte aux bonnes mœurs et offense au Chef de l’Etat. Leur procès s’ouvre ce mercredi 5 août 2026, devant les tribunaux. Les trois hommes de médias qui appartiennent à la chaîne Feeñal Digital avaient, faut-il le rappeler, diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle ils appelaient le destin à frapper d’un sort funeste celui-ci qu’ils considèrent comme un » traître » à la cause du PASTEF, souhaitant que le malheur voire la mort s’abattent sur lui.
Ils ne l’ont pas nommément cité, mais les autorités judiciaires sénégalaises considèrent que ces propos ont été tenus à l’encontre du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Le Procureur de la République, interprétant les choses dans ce sens, s’est auto-saisi de l’affaire et les mis en cause ont été arrêtés le 28 juillet 2026, à leur rédaction. Ils doivent répondre des chefs d’accusation de discours contraire aux bonnes mœurs et offense au Chef de l’Etat.
Mais leur avocat, Me Aby Nar Ndiaye, rejette cet argument qui, selon lui, ne saurait être retenu contre ses clients ; dès lors que, pour que les faits d’offense au Chef de l’Etat soient constitués, il faut que celui-ci soit explicitement nommé, fait savoir l’avocat. Ce qui n’est pas le cas dans cette affaire. Me Aby Nar Ndiaye soutient qu’ils ne peuvent pas être condamnés sur la base d’une interprétation erronée du sens de leurs propos ou de simples suppositions. C’est pourquoi la défense des trois hommes de médias demande leur libération pure et simple.
Maurice Kouassi KONAN











