@informateur.ci- Le Ghana s’apprête à accueillir, du 17 au 19 juin à Accra, une conférence mondiale consacrée à la justice réparatrice pour les descendants des Africains réduits en esclavage. Présentée comme une étape décisive, cette rencontre internationale intervient dans le sillage d’une résolution adoptée par les Nations Unies, qualifiée d’«historique», reconnaissant la traite transatlantique comme un crime contre l’humanité.
Selon les autorités ghanéennes, cette conférence de trois jours vise à franchir un cap dans les discussions internationales. Elle entend «tracer la prochaine phase de l’agenda mondial des réparations» et approfondir le dialogue autour de mécanismes concrets de justice réparatrice. L’événement sera présidé par le chef de l’État, John Dramani Mahama, également désigné champion de l’Union africaine pour les réparations.
La résolution onusienne, soutenue par 123 États membres contre seulement trois oppositions, est perçue comme un tournant majeur dans la reconnaissance de la responsabilité ისტორique liée à l’esclavage. Elle renforce la dynamique internationale en faveur d’une prise en compte plus active des préjudices hérités de cette période.
La rencontre d’Accra réunira un large éventail d’acteurs, notamment des chefs d’État, diplomates, universitaires, militants et représentants d’organisations internationales. L’objectif affiché est d’aller au-delà des déclarations symboliques pour élaborer des cadres opérationnels incluant des réparations économiques, politiques et culturelles.
Depuis plusieurs années, le Ghana s’impose comme un acteur central de ce plaidoyer, notamment à travers des initiatives comme « Year of Return » et « Beyond the Return », destinées à renforcer les liens avec la diaspora africaine.
Soutenue par l’Union africaine et portée par un intérêt international croissant, la conférence devrait déboucher sur une feuille de route définissant les priorités et stratégies pour faire avancer la justice réparatrice à l’échelle mondiale.
Djah OPELY












