@infirmateur.ci- Entre le Nigéria et l’Afrique du Sud, les relations diplomatiques se sont refroidies en raison des violences xénophobes contre les étrangers au pays de Mandela, parmi lesquels des centaines de ressortissants nigérians.
En effet, l’assemblée nationale du Nigeria a officiellement suspendu toutes ses visites officielles en Afrique du Sud et initié un boycott complet des activités législatives organisées ou parrainées par les institutions sud-africaines.
Cette décision de rupture institutionnelle est motivée par la persistance des violences xénophobes, des menaces, des intimidations et des attaques ciblées contre les ressortissants nigérians et d’autres migrants africains en Afrique du Sud.
La mesure suspensive s’applique à tous les députés, sénateurs, comités parlementaires ainsi qu’au personnel administratif. Elle gèle les déplacements physiques mais aussi toute participation virtuelle au conférences, séminaires et autres rencontres où scéance de travail en ligne. La mesure reste en vigueur jusqu’à nouvel ordre et sera réévaluée par la direction du Parlement nigérian selon l’évolution de la situation.
Cependant, Abuja souffle le chaud et le froid, car cette directive émanant législatif nigérian ne s’applique pas aux rencontres et visites gouvernementales de l’exécutif qui ne sont pas suspendues. situation sécuritaire.
Mieux, le Parlement nigérian précisé que cette décision vise à exprimer sa profonde inquiétude pour la sécurité et la dignité de ses citoyens, mais ne remet pas formellement en cause les relations diplomatiques historiques globales entre Abuja et Pretoria.
La crise diplomatique entre ces deux géants économiques du continent s’est intensifiée en raison de la dégradation de la situation des migrants en Afrique du Sud.
Faut-il le noter, un lourd bilan se dresse entre les deux pays dans les violences xénophobes contre les immigrés en Afrique du Sud. Selon les données officielles du ministère nigérian des Affaires étrangères, au moins 98 Nigérians ont été tués dans des attaques de foule ou des crimes de haine en Afrique du Sud depuis 2022.
Au niveau des rapatriements massifs, le Nigeria a dû organiser l’évacuation volontaire de 1 699 de ses ressortissants devant les violences récurrentes.
M.K.K.












