@informateur.ci- Dix-huit supporters sénégalais, incarcérés au Maroc depuis les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, ont entamé une grève de la faim ce vendredi à Rabat. Ces supporters avaient été arrêtés à l’issue de la rencontre remportée par le Sénégal face au pays hôte, le Maroc (1-0 après prolongation), une finale marquée par de vives tensions et des débordements autour du stade.
Poursuivis pour des faits qualifiés de «hooliganisme» par les autorités judiciaires marocaines, les détenus contestent fermement les accusations portées contre eux. Dans un message relayé par leur avocat, ils dénoncent ce qu’ils considèrent comme un « déni de justice » et affirment que leurs droits fondamentaux ne sont pas respectés depuis leur arrestation.
Selon cette source, les supporters sénégalais estiment que leur « droit à un procès équitable » leur est refusé. Ils évoquent notamment des conditions d’interrogatoire jugées inéquitables, affirmant avoir été interrogés dans des langues qu’ils ne maîtrisent pas pleinement, sans interprète adéquat. Ils dénoncent également l’absence de prise en compte de leur version des faits, estimant que les procédures engagées à leur encontre manquent d’impartialité.
La grève de la faim est présentée par leurs proches et leur défense comme un ultime moyen d’alerter l’opinion publique et les autorités sur leur situation. Cette action vise aussi à accélérer le traitement de leur dossier judiciaire, qui connaît de nombreux retards depuis plusieurs semaines.
Le procès des 18 supporters, déjà reporté à plusieurs reprises, notamment en raison d’une grève des avocats, devrait reprendre le 12 février prochain. En attendant, cette affaire continue de susciter une vive émotion au Sénégal, où des appels se multiplient pour une intervention diplomatique en faveur des ressortissants détenus.
Les autorités sénégalaises n’ont, pour l’heure, pas officiellement réagi à l’annonce de la grève de la faim, tandis que le climat reste tendu autour de cette affaire sensible, sur fond de relations sportives et diplomatiques entre Dakar et Rabat.
Yannick KOBO













