@informateur.ci- Le gouvernement burkinabè durcit le ton envers les opérateurs de téléphonie mobile afin qu’ils respectent les engagements pris en octobre 2024 pour améliorer la qualité des services. Lors d’une réunion de suivi tenue mercredi 10 décembre, l’exécutif a fixé un nouveau délai de six mois pour permettre aux entreprises concernées de se conformer pleinement aux obligations prévues pour 2025 et 2026.
Au cours de cette rencontre, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane, a rappelé que les engagements souscrits par les opérateurs « ne sauraient être considérés comme de simples intentions, mais bien comme des obligations de résultat».
Ces engagements couvrent plusieurs domaines essentiels : le déploiement de nouveaux sites radioélectriques, l’amélioration de la qualité d’expérience des usagers, le respect des obligations de couverture du territoire, une communication plus transparente envers les abonnés, ainsi que la prise en charge de la connectivité le long des axes routiers.
La ministre a également pointé du doigt les retards observés lors de la dernière évaluation, en particulier dans l’application du décret sur le partage d’infrastructures, un élément clé pour optimiser les investissements et renforcer la qualité du réseau.
Malgré ces insuffisances, Aminata Zerbo/Sabane a salué les efforts d’Orange Burkina, qui a enregistré des avancées significatives dans la mise en œuvre de plusieurs engagements, parfois même au-delà des attentes. Selon les données officielles, l’ensemble des dix engagements pris par les opérateurs affiche actuellement un taux de réalisation de 61,72 %.
Cette pression renouvelée du gouvernement vise à garantir une amélioration tangible de la qualité des services télécoms pour les millions d’usagers burkinabè, dans un contexte de forte demande en connectivité et d’essor du numérique.
Yannick KOBO





