@informateur.ci- Le Burkina Faso s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son système fiscal. Le pays prévoit de lancer une facture électronique certifiée à partir de ce mois de janvier 2026, a annoncé le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, lors de son discours à la nation le 31 décembre 2025.
Ce nouveau dispositif s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à renforcer la mobilisation des ressources internes et à améliorer la transparence dans la gestion des finances publiques. Selon les autorités, la facture électronique certifiée répond à deux objectifs majeurs, dont le premier est l’augmentation des recettes de l’État.
Grâce à la transmission continue et sécurisée des données de facturation, l’administration fiscale pourra disposer d’informations en temps réel sur les opérations commerciales des entreprises. Ce mécanisme permettra un meilleur suivi des chiffres d’affaires déclarés et facilitera les contrôles fiscaux, tout en réduisant les écarts entre les déclarations et la réalité des transactions.
Le gouvernement burkinabè entend ainsi lutter plus efficacement contre la sous-déclaration, un phénomène qui affecte durablement les recettes publiques. La facture électronique certifiée devrait également contribuer à limiter les pertes liées à la fraude à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et aux autres impôts indirects, souvent difficiles à contrôler dans les systèmes traditionnels.
Au-delà de l’enjeu fiscal, cette réforme marque une volonté de digitalisation accrue de l’administration publique. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’économie et d’amélioration du climat des affaires, en instaurant des procédures plus fiables et traçables.
Les modalités pratiques de mise en œuvre du dispositif, notamment les obligations pour les entreprises et les solutions techniques retenues, devraient être précisées dans les prochaines semaines par l’administration fiscale.
Yannick KOBO













