@informateur.ci- La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a donné son feu vert, le jeudi 18 décembre 2025, à un financement de 20 milliards de francs CFA en faveur du Burkina Faso pour la réhabilitation et le bitumage de l’axe routier Bobo-Dioulasso – Orodara – frontière du Mali. Long de 130 kilomètres, ce tronçon constitue un maillon essentiel des corridors de transport et d’approvisionnement en Afrique de l’Ouest.
Le projet vise à améliorer durablement les conditions de circulation des usagers dans la province du Kénédougou et à désenclaver plusieurs communes stratégiques, notamment Bobo-Dioulasso, Karangasso-Sambla, Kourinion, Orodara, Samogohiri, Kangala et Koloko. Selon la BOAD, l’investissement s’inscrit dans une dynamique de modernisation des infrastructures routières, avec pour objectif de fluidifier les échanges commerciaux, réduire les coûts de transport et renforcer l’intégration régionale.
D’après la presse locale, les travaux avaient été lancés en avril 2024 par le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré. Cette route vient compléter une série de projets structurants engagés par les autorités burkinabè, dont la récente mise en chantier de l’autoroute Ouagadougou – Bobo-Dioulasso. Cette dernière ambitionne de relier plus efficacement les deux principaux pôles économiques et démographiques du pays, tout en améliorant la connexion avec la Côte d’Ivoire, partenaire clé pour l’accès aux ports maritimes.
Pour plusieurs analystes, le raccordement à la frontière malienne s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des corridors au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Dans un contexte de recomposition des échanges régionaux, le Burkina Faso apparaît comme un acteur logistique central, en raison de sa proximité avec les ports d’Abidjan et de Tema.
Au-delà des enjeux économiques, le projet revêt également une dimension sécuritaire. Dans l’ouest du pays et le long des frontières, l’amélioration des infrastructures routières est perçue comme un levier pour renforcer la présence de l’État, faciliter les déplacements des forces de sécurité et améliorer l’accès des services publics aux zones enclavées.
Djah OPELY













