@informateur.ci- Le gouvernement du Burkina Faso a décidé de suspendre, pour une durée de trois mois renouvelables, l’organisation non gouvernementale étrangère International NGO Safety Organisation (INSO). L’annonce a été faite le jeudi 31 juillet 2025 par le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, à travers l’arrêté n°2025-E E 024 1/MATM/SG/DGAT/DSOAP.
L’ONG, spécialisée dans la sécurité des acteurs humanitaires opérant en zones de conflit, est accusée d’avoir collecté des informations sensibles sans autorisation préalable. Une démarche jugée non conforme aux conditions fixées pour l’exercice de ses activités sur le territoire burkinabè. Les autorités estiment que cette infraction remet en cause le cadre légal de son intervention humanitaire.
Selon le gouvernement de transition dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, cette mesure vise à protéger la souveraineté nationale et la sécurité intérieure dans un contexte marqué par l’insécurité croissante et les tensions géopolitiques. La collecte non autorisée de données, notamment dans un pays en proie à une crise sécuritaire persistante, est perçue comme une atteinte potentielle à l’intégrité de l’État.
Cette suspension s’inscrit dans une dynamique plus large de resserrement du contrôle sur les ONG et structures internationales opérant dans le pays. Depuis l’arrivée au pouvoir de la junte militaire en septembre 2022, plusieurs organisations ont vu leurs activités entravées, suspendues ou définitivement arrêtées, dans un climat de méfiance croissante entre les autorités burkinabè et certains partenaires internationaux.
L’INSO, qui intervient dans plusieurs pays à haut risque pour améliorer la coordination et la sécurité des humanitaires, n’a pas encore réagi officiellement à cette décision. Il reste à voir si une médiation ou des négociations permettront un rétablissement de ses activités dans les mois à venir.
Djah OPELY












