@informateur.ci- Le gouvernement du Burkina Faso poursuit sa stratégie de réduction de la fracture numérique. Le jeudi 19 février, les autorités ont annoncé le lancement de « cases numériques » dans les villages de Doufiguisso et de Lemnogo, une initiative destinée à faciliter l’accès des populations rurales aux services Internet et aux outils numériques.
Ces deux infrastructures constituent des sites pilotes appelés à être déployés à l’échelle nationale, en particulier dans les zones dépourvues de réseaux de communications électroniques. À travers ce projet, l’exécutif entend offrir aux habitants des localités enclavées un accès équitable aux services numériques essentiels, qu’il s’agisse de démarches administratives en ligne, de formation, d’information ou d’activités génératrices de revenus.
Les «cases numériques» sont une innovation portée par le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, en partenariat avec le Fonds d’accès et du service universel (FASU) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Selon un communiqué officiel, la case numérique de Doufiguisso est installée dans un conteneur aménagé et équipé de matériel informatique de base. Le dispositif comprend des ordinateurs, des équipements multimédias, une imprimante et un scanner. La connexion Internet est assurée par satellite, complétée par un relais Wi-Fi couvrant un rayon d’environ 50 mètres autour du site.
Afin de garantir son autonomie énergétique, l’infrastructure fonctionne grâce à des panneaux solaires, une solution adaptée aux réalités des zones rurales où l’accès à l’électricité reste limité.
L’accès au service est soumis à une contribution mensuelle de 500 FCFA par utilisateur, un montant jugé abordable par les autorités dans le cadre de leur politique d’inclusion numérique. À terme, le gouvernement ambitionne d’étendre ce modèle à d’autres localités afin de stimuler l’alphabétisation numérique, favoriser l’innovation locale et renforcer l’intégration des populations rurales dans l’économie digitale.
Djah OPELY













