@informateur.ci- Le gouvernement burkinabè a annoncé, mardi soir, avoir déjoué ce qu’il qualifie d’« énième tentative de déstabilisation» visant les institutions du pays et la vie du président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré. Les autorités accusent l’ancien chef de l’État, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, d’en être le principal instigateur.
Lors d’une intervention à la télévision nationale, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a révélé que le plan présumé consistait en une série d’« assassinats ciblés » de responsables civils et militaires. Selon lui, l’opération devait débuter par la « neutralisation du camarade capitaine Ibrahim Traoré », avant de s’étendre à d’autres figures clés de l’appareil d’État.
Le ministre a indiqué que les services de sécurité avaient réussi à infiltrer le dispositif et à neutraliser la menace avant son exécution, sans toutefois fournir de détails précis sur les arrestations ou les moyens utilisés pour déjouer cette tentative. Il a réaffirmé la détermination des autorités à préserver la stabilité du pays et à lutter contre toute entreprise visant à replonger le Burkina Faso dans l’instabilité.
Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé en septembre 2022 lors d’un coup d’État conduit par le capitaine Ibrahim Traoré, vit actuellement en exil au Togo. Les autorités burkinabè l’accusent régulièrement d’être impliqué dans des manœuvres de déstabilisation depuis l’étranger, des accusations que l’intéressé n’a pas publiquement commentées à ce stade.
Djah OPELY













