@informateur.ci- Le gouvernement du Burkina Faso a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de développement de la filière laitière en réceptionnant un important cheptel bovin en provenance du Brésil. Au total, 710 vaches gestantes de races laitières performantes ont été officiellement remises aux producteurs lors d’une cérémonie présidée par le ministre des Ressources animales et halieutiques.
Arrivé dans le pays au mois de février, ce lot de bovins a d’abord été soumis à une période de quarantaine, conformément aux normes sanitaires en vigueur. Cette étape visait à s’assurer de l’état de santé des animaux avant leur intégration dans les exploitations agricoles locales. Après cette phase de contrôle vétérinaire, les vaches ont été officiellement confiées aux éleveurs bénéficiaires afin d’être exploitées dans leurs fermes.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts engagés par les autorités burkinabè pour renforcer la production nationale de lait et réduire la forte dépendance du pays aux importations de produits laitiers. Chaque année, ces importations représentent en effet une charge financière estimée à près de 22 milliards de francs CFA pour l’économie nationale.
Selon le ministère en charge des ressources animales, l’introduction de ces vaches gestantes devrait permettre d’améliorer la productivité du secteur laitier, grâce à des races sélectionnées pour leurs performances en matière de production. Les autorités espèrent ainsi stimuler la filière, accroître les revenus des éleveurs et renforcer l’offre locale en produits laitiers.
Pour l’année 2026, les projections officielles tablent sur une production supplémentaire d’environ 1,2 million de litres de lait issue de ce nouveau cheptel. Cette augmentation devrait contribuer à soutenir les industries locales de transformation et à améliorer la disponibilité du lait sur le marché national.
Au-delà de l’aspect économique, cette opération vise également à moderniser l’élevage bovin au Burkina Faso, en favorisant l’introduction de races plus productives et en encourageant de meilleures pratiques d’élevage. Les autorités espèrent ainsi poser les bases d’une filière laitière plus compétitive et durable, capable de répondre progressivement à la demande croissante des consommateurs burkinabè.
Djah OPELY












