@informateur.ci- La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a déployé des troupes au Bénin afin d’aider les autorités à maintenir l’ordre constitutionnel, après une tentative de coup d’État déjouée ce week-end.
Lundi matin, les forces armées béninoises poursuivaient activement les soldats en fuite impliqués dans l’opération avortée, qui a causé plusieurs victimes. Selon des sources militaires proches du gouvernement, au moins une douzaine de comploteurs ont déjà été interpellés, tandis que l’ensemble des otages – dont des officiers supérieurs – ont été libérés.
À Cotonou, capitale économique du pays, la situation était revenue au calme dès lundi après-midi. La circulation a repris normalement, contrastant avec la tension de la veille, lorsque des soldats putschistes étaient apparus à la télévision nationale pour annoncer avoir renversé le chef de l’État.
Le président Patrice Talon, 67 ans, est intervenu dimanche soir à la télévision pour rassurer la population. Il a affirmé que la situation était « totalement sous contrôle » et que les institutions fonctionnaient normalement. Talon doit quitter le pouvoir en avril, conformément à la Constitution, après avoir accompli les deux mandats autorisés.
Cet épisode intervient dans un contexte régional marqué par une succession de coups d’État réussis en Afrique de l’Ouest. Le Bénin, confronté lui aussi à la menace terroriste dans le nord, partage des frontières avec le Niger et le Burkina Faso, deux pays dirigés par des juntes militaires depuis 2023. Le Mali, la Guinée et plus récemment la Guinée-Bissau ont également connu des renversements de pouvoir.
La CEDEAO, qui s’efforce de restaurer la stabilité dans la région, a réaffirmé son soutien au gouvernement béninois et condamné toute tentative de prise de pouvoir par la force.
Yannick KOBO













