@informateur.ci- L’Afghanistan a été secoué dans la nuit du dimanche 31 août au lundi 1er septembre par un violent séisme de magnitude 6, qui a fait au moins 800 morts et plus de 2 700 blessés dans les provinces de Kounar et Nangarhar, dans l’est du pays. Selon l’US Geological Survey, l’épicentre se situait à seulement huit kilomètres de profondeur, à 27 km de Jalalabad, capitale provinciale de Nangarhar.
La province de Kounar, particulièrement touchée, concentre la majorité des victimes : 800 morts et 2 500 blessés ont été recensés, tandis que Nangarhar déplore 12 morts et 255 blessés. Les autorités afghanes prévoient que ces chiffres pourraient encore évoluer, car de nombreuses zones sont difficiles d’accès en raison de leur géographie accidentée et des routes coupées par des glissements de terrain.
Les habitants témoignent d’une nuit de peur et de secousses continues. « Jusqu’au lever du soleil, il y avait des secousses toutes les 20 minutes. C’était le séisme le plus puissant que j’ai vécu », raconte un habitant de Jalalabad. Les images publiées sur les réseaux sociaux montrent des habitants piégés sous des décombres ou coincés dans la boue, tandis que les hélicoptères de secours multiplient les rotations pour transporter les blessés vers les hôpitaux.
Selon Juman Khan Nael, directeur de l’information du Croissant-Rouge afghan, la plupart des habitations rurales de Kounar sont construites en boue, bois et pierre, et près de 90 % ont été détruites. La situation est d’autant plus préoccupante que de nombreuses familles de réfugiés, récemment revenues du Pakistan ou d’Iran, avaient commencé à reconstruire leurs foyers.
L’Afghanistan, situé sur la chaîne montagneuse de l’Hindou Kouch et à la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne, est régulièrement frappé par des séismes. Les experts alertent sur le risque de futurs tremblements de terre, parfois de magnitude encore plus élevée.
La mission de l’ONU en Afghanistan a exprimé sa « profonde tristesse » et déployé des équipes pour l’aide d’urgence. Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a réaffirmé sa « solidarité totale avec le peuple afghan».
Le pays, déjà frappé par la pauvreté et la récente réduction de l’aide humanitaire internationale, fait face à une nouvelle catastrophe qui accentue ses vulnérabilités.
Djah OPELY












