@informateur.ci- Le président du Burundi, Evariste Ndayishimiye, a été porté à la tête de Union africaine à l’issue du 39e Sommet des chefs d’État et de gouvernement, samedi 14 février. À peine investi, le nouveau président en exercice de l’organisation panafricaine a placé son mandat sous le signe de la gestion durable des ressources en eau et du renforcement de la sécurité sur le continent.
Dans son discours inaugural, Evariste Ndayishimiye a insisté sur « une disponibilité durable de l’eau », qu’il considère comme un levier stratégique pour le développement et la stabilité de l’Afrique. Cette priorité s’inscrit dans le cadre de l’Agenda 2063, feuille de route de l’Union africaine visant à transformer structurellement les économies africaines et à améliorer les conditions de vie des populations.
Le chef de l’État burundais a souligné que l’accès équitable à l’eau constitue un enjeu majeur face aux défis climatiques, à la croissance démographique et aux besoins agricoles et énergétiques. Selon lui, garantir cette ressource essentielle permettra de prévenir les tensions communautaires et de soutenir une croissance inclusive.
Au-delà des questions environnementales, le nouveau président en exercice de l’Union africaine a également abordé la situation sécuritaire sur le continent. «Aucun État ne doit, au XXIᵉ siècle, subir d’invasion ou d’agression quel que soit le motif», a-t-il affirmé devant ses pairs, appelant à un renforcement de la solidarité africaine face aux crises.
Il a notamment évoqué plusieurs foyers de conflits persistants, dont la situation dans l’est de la République démocratique du Congo, théâtre de violences récurrentes impliquant des groupes armés.
À travers ces priorités, Evariste Ndayishimiye entend imprimer une dynamique axée sur la prévention des conflits, la gestion durable des ressources et l’intégration régionale, dans un contexte continental marqué par des défis sécuritaires, climatiques et socio-économiques croissants.
Djah OPELY













