Le Pca Sirikiba Cissé

@informateur- Les rapports entre les sociétés coopératives de Café-cacao et les services des impôts ivoiriens ne sont pas au beau fixe. Et ce, depuis au moins deux ans. Redressements fiscaux abusifs, de nouvelles impositions qui s’écartent de plus en plus de certains articles du Code des impôts en matière d’exonérations fiscales des entreprises coopératives, et l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). Les sociétés coopératives ne savent plus où mettre la tête.

Lors de la cérémonie de présentation des vœux de l’Association des Présidents de Conseil d’administration des coopératives de Café-cacao, samedi à Yamoussoukro, le Pca de la Coopérative Sahs, à lancer un cri du cœur. «Nous subissons beaucoup de persécutions au niveau de l’administration fiscale. Le prix du cacao est fixé par l’Etat, la marge de fonctionnement des coopératives  est également fixée par l’Etat. Les charges  des coopératives doivent provenir de la marge des coopératives ; malheureusement nous subissons des redressements abusifs», a dénoncé le promoteur du chocolat de Daloa.

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Gestionnaire de formation, Sirikiba Cissé n’a pas fait que dénoncer, il a surtout exhorté le bureau exécutif de l’ASPCACC à saisir le ministre de l’économie et le Premier ministre de Côte d’Ivoire afin qu’une solution soit trouvée. «Je pense que nous devrons monter au plus haut niveau, voir le ministre de l’économie et le Premier ministre.  Parce que quand nous allons voir le directeur des impôts, il soutiendra toujours ses collaborateurs. Nous interpellons également le directeur du Conseil du Café-cacao afin qu’il nous éclaire définitivement sur ce que les coopératives doivent faire. Monsieur le Président je vous prie de prendre à bras le corps ce problème», a-t-il conclu.

Pour rappel, l’ASPCACC avait rencontré la direction des impôts en février 2022 autour de la question des redressements fiscaux sans succès. Comme l’a si bien signifié le Pca de la coopérative Sahs «le directeur des impôts soutiendra toujours ses collaborateurs». Il faut donc monter au haut niveau pour trouver une solution.

Geneviève MADINA