Blaise Compaoré

@Informateur- Des informations relayées, mardi, par la presse font état du “retour dans les prochaines heures” de l’ex-président du Faso, Blaise Compaoré, à Ouagadougou. Selon ces sources, Blaise Compaoré, est attendu dans “les prochains jours” à Ouagadougou, après son exil en Côte d’Ivoire depuis son renversement en 2014. Si une source contactée par RFI assure que “tout est déjà acté et on n’attend que le jour précis du voyage”, il n’en demeure pas moins que l’exilé d’Abidjan reste sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Jugé par contumace et condamné à la prison à vie lors du procès des assassins de Thomas Sankara, Blaise Compaoré ne pas peut fouler le sol burkinabè en touriste.

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Si les autorités militaires aspirent à la réconciliation nationale, le cas Blaise Compaoré, contrairement à ses anciens prédécesseurs au Palais Kosyam, Jean-Baptiste Ouédraogo et Roch Kaboré, reçus en audience par le lieutenant-colonel Paul-Henri Dambi, est totalement différent. Car, le retour au bercail annoncé de l’enfant “terrible” de Ziniaré est un sacré défi à la justice du pays des Hommes intègres.

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Reconnu coupable par la justice militaire d’attentat à la sûreté de l’État et de tentative d’assassinat à l’encontre de Thomas Sankara, Blaise Compaoré peut-il atterrir à Ouagadougou en toute impunité ? Ou du moins, peut-il échapper à une arrestation par la police en vertu du mandat d’arrêt émis contre lui ? Est-ce que pour les besoins de la réconciliation nationale, les autorités de la transition sont-elles pris des dispositions légales pour garantir un séjour sécurisé à l’ex-président? Que diront les parties civiles à l’idée de savoir que “le bourreau” des victimes de 1987 respire l’air frais de la liberté dans les rues de Ouaga malgré une condamnation à perpétuité ?

A l’évidence, ce retour “arrangé” par le lieutenant-colonel Paul-Henri Damibi pourrait être source d’une explosion si les ingrédients judiciaires ne sont pas introduits.

Alfred SIRIMA