@informateur.ci- Le président du Ghana, John Dramani Mahama, a lancé un appel aux États africains pour accélérer le développement d’une industrie pharmaceutique continentale capable de produire des médicaments, des vaccins et des équipements médicaux. Son intervention est intervenue lors du sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) consacré à la santé, organisé les 21 et 22 juillet 2026 à Accra. Pour le chef de l’État ghanéen, la production locale de produits de santé doit désormais constituer une priorité stratégique afin de réduire la forte dépendance du continent vis-à-vis des importations et de renforcer sa souveraineté sanitaire.
John Mahama a rappelé que l’Afrique importe encore près de 70 % de ses médicaments, plus de 90 % de ses équipements médicaux et plus de 99 % de ses vaccins. Une situation qu’il juge préoccupante, car elle expose les pays africains aux ruptures des chaînes d’approvisionnement mondiales en période de crise.
Le président ghanéen a souligné que la pandémie de Covid-19 avait mis en évidence les faiblesses de ce modèle. Malgré des ressources financières disponibles, de nombreux États africains avaient rencontré d’importantes difficultés pour accéder aux vaccins. Une expérience qu’il estime déterminante pour repenser les politiques de santé du continent.
John Mahama a toutefois salué les avancées enregistrées dans plusieurs pays africains. Il a notamment cité le Sénégal pour le développement de sa production vaccinale, l’Afrique du Sud pour ses technologies à ARN messager et le Rwanda pour le renforcement de ses capacités biotechnologiques. Le Ghana entend également mettre en place sa propre industrie de fabrication de vaccins.
Le dirigeant ghanéen a enfin mis en avant les nouvelles opportunités offertes par l’Agence africaine du médicament, les initiatives d’achats groupés et les projets de production d’ingrédients pharmaceutiques actifs. Selon lui, le développement des chaînes de valeur dans le secteur de la santé permettra de créer des emplois qualifiés, de stimuler l’industrialisation et de renforcer durablement la résilience sanitaire de l’Afrique.
Djah OPELY












