@informateur.ci- Alors que le débat sur le port des cheveux dans les établissements scolaires continue de susciter de vives réactions en Côte d’Ivoire, la députée-maire de Gohitafla, Naya Jarvis Zamblé, appelle à une révision des règles encadrant l’apparence des élèves.
Dans une publication diffusée mercredi sur sa page Facebook, l’élue estime que les élèves devraient être autorisés à conserver leurs cheveux naturels, à condition qu’ils soient propres, bien entretenus et conformes aux exigences de décence. Selon elle, cette évolution ne remettrait pas en cause la discipline au sein des établissements.
Pour la parlementaire, les valeurs fondamentales de l’école reposent davantage sur le respect des règles, le civisme, le sens de l’effort et le travail que sur la longueur des cheveux. Elle considère que la discipline scolaire ne devrait pas être réduite à des critères purement esthétiques.
Naya Jarvis Zamblé souligne également l’importance de valoriser l’identité culturelle des jeunes. À ses yeux, permettre aux élèves d’assumer leurs cheveux naturels contribuerait à renforcer leur confiance en eux et leur estime personnelle. Elle affirme qu’un enfant qui grandit en acceptant son identité est davantage en mesure de respecter les autres et de s’épanouir dans son parcours scolaire.
La députée fait également remarquer que plusieurs pays disposent de systèmes éducatifs performants et disciplinés sans imposer systématiquement le rasage des cheveux. Elle invite ainsi les autorités à engager une réflexion nationale afin d’adapter les règlements scolaires aux réalités actuelles, tout en préservant les principes de rigueur et d’excellence qui caractérisent l’école ivoirienne.
L’élue plaide enfin pour un débat inclusif réunissant les élèves, les parents, les enseignants et les responsables d’établissements afin de trouver un équilibre entre discipline, respect des règles et valorisation de l’identité culturelle.
«Nos cheveux naturels ne sont pas un obstacle à la réussite. Ils sont aussi l’expression de notre identité, de notre histoire et de notre héritage culturel », a conclu Naya Jarvis Zamblé.
Djah OPELY












