@informateur.ci- Près de cinq ans après leur arrestation, six personnes, dont trois officiers supérieurs et trois civils, comparaissent ce mardi devant la Cour d’appel de Bamako dans une affaire de présumée tentative de complot contre les autorités maliennes.
Parmi les accusés figurent le colonel Kassoum Goïta, ancien directeur des services de renseignement, ainsi que Kalilou Doumbia, ex-secrétaire général de la présidence. Les deux hommes, aux côtés de quatre autres prévenus, sont poursuivis pour « tentative de complot contre le gouvernement ».
Les circonstances exactes de cette affaire demeurent toutefois peu connues du public. Les autorités n’ont pas communiqué de détails précis sur les faits reprochés aux accusés. Leur arrestation remonte à 2021, dans un contexte politique marqué par le renversement de l’ancien président de la transition, Bah N’Daw, par les militaires alors au pouvoir.
Outre le colonel Kassoum Goïta et Kalilou Doumbia, les prévenus comprennent un adjudant-chef de la Sécurité d’État, un commissaire de police, un opérateur économique ainsi qu’un marabout. Tous devront répondre devant la justice des accusations portées contre eux.
Du côté de la défense, les avocats contestent fermement les charges retenues. Ils estiment que les éléments du dossier ne permettent pas d’établir l’existence d’un complot visant les autorités et plaident pour l’acquittement de leurs clients.
Ce procès est suivi de près au Mali, où les questions liées à la sécurité de l’État et aux rivalités au sein des cercles du pouvoir continuent de susciter un vif intérêt. L’issue de cette procédure judiciaire pourrait avoir des répercussions importantes sur le débat politique et institutionnel dans le pays.
La Cour d’appel de Bamako devra désormais examiner les faits et les arguments des différentes parties avant de rendre sa décision.
Djah OPELY












