@informateur.ci- Les pluies de mousson continuent de provoquer d’importants dégâts au Bangladesh. Depuis une semaine, des inondations soudaines et des glissements de terrain ont fait au moins 50 morts, tandis que des dizaines de milliers de personnes ont été contraintes de quitter leur domicile, selon les autorités.
Le district de Chattogram, dans le sud-est du pays, est le plus durement touché. D’après le commissaire divisionnaire Mohammed Ziauddin, 29 des victimes ont perdu la vie dans des glissements de terrain, tandis que deux personnes sont toujours portées disparues. Environ 35 000 sinistrés ont été accueillis dans des centres d’hébergement mis en place par le gouvernement.
Face à l’ampleur de la catastrophe, l’armée et les gardes-frontières poursuivent les opérations de secours. Des embarcations acheminent quotidiennement de la nourriture, de l’eau potable et des produits de première nécessité vers les localités isolées par la montée des eaux.
Selon le ministère bangladais de la Gestion des catastrophes, les crues affectent sept districts du pays. Elles perturbent fortement la vie quotidienne, isolent des milliers de familles et privent près de 267 918 ménages d’accès aux services essentiels. Environ 4 000 centres d’accueil ont été ouverts, mais les besoins humanitaires restent considérables en raison des pénuries d’eau potable et de vivres.
La situation est également préoccupante dans le camp de réfugiés rohingyas de Cox’s Bazar. La semaine précédente, des glissements de terrain y ont causé la mort d’au moins 15 personnes. Plus de 1,2 million de réfugiés vivent dans des abris précaires installés sur des collines déboisées, particulièrement vulnérables aux intempéries.
Les services météorologiques estiment que les conditions pourraient s’améliorer dans le sud-est. Toutefois, la mousson demeure active dans le nord et le nord-est du Bangladesh, où de nouvelles inondations restent possibles.
Pays parmi les plus exposés aux catastrophes naturelles, le Bangladesh subit chaque année les effets des pluies de mousson. Les scientifiques soulignent que le changement climatique accentue la fréquence et l’intensité des précipitations extrêmes, aggravant les risques d’inondations et de glissements de terrain.
Les intempéries touchent également la Birmanie voisine. Dans les États de Rakhine et de Chin, les fortes pluies ont provoqué des crues ayant notamment emporté un bébé, toujours porté disparu. Les secouristes redoutent une aggravation de la situation si les niveaux d’eau continuent de monter.
Djah OPELY












