@informateur.ci- La Coordination des enseignants solidaires du premier et du second degré de Côte d’Ivoire (CES-CI) a exprimé sa vive préoccupation face aux accusations portées contre les correcteurs du Baccalauréat 2026 à la suite de la publication des résultats, le 6 juillet dernier.
Dans une motion de protestation signée le 10 juillet par son Coordinateur Général National, Koussou Tepi Gervais, l’organisation rappelle qu’une procédure officielle de réclamation est prévue pour les candidats qui constatent d’éventuelles anomalies sur leur relevé de notes. Elle déplore cependant la multiplication, sur les réseaux sociaux, de publications désignant les correcteurs comme responsables des échecs enregistrés.
Selon la CES-CI, ces déclarations sont de nature à exposer les acteurs des examens, notamment les correcteurs et les membres des centres de correction et de délibération, à la vindicte populaire. Le syndicat estime également qu’elles pourraient compromettre la sécurité des prochaines sessions des examens nationaux, tels que le CEPE, le BEPC et le Baccalauréat, tout en jetant le discrédit sur le dispositif d’organisation des examens et sur la Direction des examens et concours (DECO).
Face à cette situation, la coordination condamne fermement les propos qu’elle juge susceptibles de troubler l’ordre public. Elle appelle par ailleurs les ministères en charge de la Sécurité, de la Défense et de la Justice à prendre les mesures appropriées pour préserver l’intégrité des agents de l’État concernés.
La CES-CI se réserve enfin le droit d’engager toute action nécessaire afin que les auteurs de ces accusations répondent de leurs déclarations.
Yannick KOBO












