@informateur.ci- La Cour d’Appel d’Abidjan a ordonné, ce lundi 6 juillet 2026, la mise en liberté provisoire d’Ibrahim Zigui, un cyberactiviste et communicant politique très présent sur les réseaux sociaux, proche l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, condamné le 18 mai 2026 à cinq ans de prison ferme et à une amende de 20 millions de FCFA pour des faits de »provocation à l’insurrection » et »troubles à l’ordre public ».
C’est son avocat, Me Ange Rodrigue Dadjé qui a donné l’information via sa page officielle Meta, exprimant sa gratitude aux »autorités ivoiriennes et à la justice pour leur clémence ».
Ibrahim Zigui (33 ans) avait été interpellé en septembre 2025 à son domicile dans un contexte de fortes tensions politiques préélectorales, juste avant l’examen des candidatures à la présidentielle par le Conseil constitutionnel. Sa disparition initiale durant quelques jours avait suscité une vive inquiétude chez ses proches.
La justice lui reprochait la diffusion d’une vidéo dans laquelle il commentait les délibérations de la haute juridiction et invitait les jeunes à manifester. Ses propos ont été requalifiés par les autorités judiciaires comme des appels à la révolte.
Le 18 mai 2026, le tribunal de 1ère Instance d’Abidjan-Plateau l’avait reconnu coupable de »provocation à l’insurrection » et »troubles à l’ordre public » avant de le condamner à cinq ans de prison ferme et à une amende de 20 millions de FCFA
Durant sa détention, Ibrahim Zigui avait rendu publique une lettre de repentance adressée au chef de l’État ainsi qu’à la présidente du Conseil constitutionnel, qualifiant ses propres propos de »déplacés ».
Geneviève MADINA












