@informateur.ci- Le gouvernement burkinabè poursuit ses efforts en faveur du renforcement du système de santé. Réuni en Conseil des ministres le 4 juin 2026, l’exécutif a approuvé un portefeuille de marchés publics d’un montant global de 24,67 milliards de FCFA, soit environ 43,7 millions de dollars, destiné à améliorer les infrastructures sanitaires et à moderniser les équipements médicaux à travers le pays.
Financée sur le budget de l’État pour l’exercice 2026, cette enveloppe vise à répondre aux besoins croissants du secteur de la santé, confronté à un déficit d’infrastructures et à une demande accrue en équipements médicotechniques performants.
Les projets retenus s’articulent autour de deux axes majeurs. Le premier concerne la construction et la réhabilitation d’infrastructures sanitaires dans plusieurs localités du Burkina Faso. Le second porte sur l’acquisition d’équipements médicaux destinés aux établissements de santé afin d’améliorer la qualité des soins et les capacités de prise en charge des patients.
À travers cette initiative, les autorités ambitionnent également d’accélérer l’exécution des projets sanitaires en réduisant les délais de passation des marchés publics. Cette démarche devrait permettre une mise en œuvre plus rapide des investissements et une amélioration progressive de l’offre de soins au bénéfice des populations.
Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du système sanitaire national. En novembre 2025, le gouvernement avait déjà validé le Projet de renforcement des soins de santé primaires pour l’amélioration de la santé et de la nutrition (PRSS-ASN II).
Prévu pour la période 2026-2031, ce programme représente un investissement estimé à 170,3 milliards de FCFA. Il prévoit notamment la construction de centres médicaux, la création de centres d’hémodialyse, le déploiement de cliniques mobiles, le renforcement des interventions d’urgence à travers le SAMU ainsi que l’amélioration du système transfusionnel dans plusieurs régions du pays.
Le financement du PRSS-ASN II sera assuré conjointement par l’État burkinabè, la Banque islamique de développement et un fonds de partenariat international, avec pour objectif de renforcer durablement l’accès à des soins de qualité sur l’ensemble du territoire.
Yannick KOBO












