@informateur.ci- La paroisse catholique Saint Jacques des Deux Plateaux s’est retrouvée au cœur d’une polémique le 28 août 2025, après la diffusion d’une vidéo virale accusant l’église d’héberger l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro. Dans une déclaration publique, le curé de la paroisse, l’abbé Norbert Abékan, a rejeté avec force ces allégations qu’il qualifie de «graves, fausses et dangereuses».
Selon la vidéo en cause, Guillaume Soro, en exil depuis plusieurs années, se cacherait dans l’enceinte de la paroisse, située entre l’ENA et la concession BMW aux II Plateaux. Pour l’abbé Abékan, ces propos ne sont pas seulement mensongers, mais aussi une atteinte à la réputation de la communauté catholique locale et des forces de sécurité ivoiriennes.
Face à la gravité des accusations, l’abbé Abékan a immédiatement annoncé qu’il mettait la paroisse à disposition des autorités. «Je suis prêt, avec ma communauté, à ouvrir toutes les portes de nos salles, de nos magasins, de nos chambres, y compris la mienne, pour que la police, la gendarmerie ou l’armée viennent vérifier», a-t-il déclaré. Il a rappelé que l’Église Saint Jacques demeure un lieu de paix, d’amour et de dialogue, et ne saurait être instrumentalisée pour des manœuvres politiques ou des spéculations dangereuses.
Pour le prêtre, de telles déclarations sont de nature à mettre en péril la sécurité des fidèles. « Ces propos nous exposent. Demain, des personnes malintentionnées pourraient profiter de cette rumeur pour cacher des armes et accuser ensuite la paroisse», a-t-il mis en garde. Il a également interpellé l’auteure de la vidéo, l’exhortant à « se repentir » et à mettre fin aux «mensonges» qui fragilisent le climat social et religieux du pays. «Nous sommes dans une période fragile. Au lieu d’alimenter la haine et la suspicion, chacun devrait porter un message d’amour et de paix », a-t-il insisté.
Tout en réaffirmant sa confiance dans les forces de sécurité, l’abbé Abékan a conclu en appelant à la responsabilité citoyenne et à la retenue dans l’usage des réseaux sociaux. « La vie d’une personne est sacrée, on ne peut pas la salir avec des accusations gratuites», a-t-il martelé. Enfin, il a prié pour la Côte d’Ivoire, souhaitant que « la paix coule comme un fleuve » et que la vérité et la justice demeurent les piliers du vivre-ensemble.
Yannock KOBO












