‘@informateur- L’entrée en vigueur, il y a une dizaine de jours, des sanctions économiques contre la junte militaire qui a renversé le président Mohamed Bazoum le 26 juillet dernier n’a pas tardé à produire ses effets sur l’économie du pays.
Si les coûts des produits de première nécessité, très prisés par les populations ont flambé d’environ 15% en si peu de temps, cette situation ne constitue que la face visible de l’iceberg.
En effet, selon une source bancaire joint par informateur.ci, les banques nigériennes rencontrent de plus en plus de problèmes du fait de la limitation des décaissements imposés par la BCEAO. Cette mesure dictée par les sanctions de la Cédéao oblige les banques nigériennes, selon notre source, à instaurer des plafonds de retrait journalier aux clients. Ce qui crée des grincements de dents.
En ce qui concerne la junte nigérienne cornarquée par le général Abdourahmane Tchiani, elle a tout simplement mis fin au système de guichet unique mis en place par le président Mohamed Bazoum. Ce système de guichet unique, faut-il le rappeler, était un moyen de réduire les détournements et la corruption à ciel ouvert dans les administrations publiques.
En sautant ce dispositif qui a permis au Niger d’améliorer son budget ces 2 dernières années, le général Tchiani décrète ainsi le reversement des recettes des régies financières, notamment la douane et les impôts sur le compte du Trésor public. Les deniers publics sont désormais exposés à la prévarication et au pillage.
Le ton a d’ailleurs été donné le 6 août dernier quand les putschistes ont contraint la Sonibank à décaisser la somme de 500 millions FCFA. Cet argent a aussitôt servi à financer la manifestation de soutien au stade Seyni Kountché.
Deux semaines après le putsch au Niger, les acteurs du secteur bancaire craignent tout simplement que la junte ne soit tentée, si les difficultés financières persistent, de procéder à des saisines sur les comptes bancaires des particuliers et des entreprises sous de fallacieux prétextes.
Les chefs d’États de la Cédéao, réunis à Abuja, ce jeudi 10 août 2023, ne décolèrent pas face à l’attitude des putschistes nigériens. Ils ont décidé d’activer et de déployer «la force en attente» de l’organisation en vue de restaurer l’ordre constitutionnel au Niger.
Charlène ADJOVI












