Informateur.info- Elles sont venues de toute la région du Bélier et du district autonome de Yamoussoukro. Elles, ce sont des femmes opératrices économiques, productrices de vivriers, chefs de village et notables, leaders politiques qui participent à une formation de renforcement de capacités chacune dans son secteur. Cette formation qui a pour thème « La participation de la femme au processus de paix et de cohésion sociale » est à l’initiative de l’Onu-Femmes, la dernière née de l’organisation des Nations Unies. Cet atelier qui a pris fin le samedi 3 juin 2017, a débuté le jeudi dernier, et, est conjointement organisé par l’ONU-Femmes et le ministère de la femme, de la protection de l’enfant et de la solidarité. L’objectif général est de renforcer la cohésion sociale à travers le renforcement de capacités des acteurs clés sur le rôle des femmes dans ce processus. Et de façon spécifique, il s’agit de Former les participant(e)s sur les instruments et mécanismes de protection de la Femme, l’importance de la participation des femmes dans le processus de renforcement de la cohésion sociale. En vue de les outiller sur les techniques de prévention et de gestion des conflits par la formation des comités féminins de veille, d’alerte précoce. Développer des stratégies et élaborer un plan d’action pour une implication des femmes aux processus décisionnels et un suivi de l’évolution et recueillir des idées pour la mise en place d’un répertoire de femmes, vecteurs de paix et de cohésion sociale. Selon le conseiller technique du ministre Mariétou Koné qui la représentait, Niamké Kouassi Bertin, le processus de paix en Côte d’Ivoire a connu une évolution notable couronnée par l’entrée de la Côte d’Ivoire dans la troisième République depuis octobre 2016, avec l’adoption d’une nouvelle constitution intégrant des articles spécifiques liés à la promotion des droits et la participation des femmes aux instances décisionnelles. Quoique les femmes aient contribué de façon significative au retour de la paix, leur rôle dans la prise de décision n’est pas suffisamment connu et mis en exergue pour assurer un retour efficient et une paix consolidée et résiliente. Il importe ainsi, de noter que les inégalités envers les femmes sont encore persistantes dans tous les domaines, notamment, en ce qui concerne le leadership et la participation des femmes aux instances de prises de décision. A l’en croire, la réalité sur l’évolution des droits de la femme contraste avec les différents progrès normatifs réalisés. Dans le contexte politique ivoirien, la représentation et la participation politique des femmes, quoiqu’ayant enregistré une légère évolution [1], reste encore éloignée du quota des 30%, et l’accès aux ressources économiques reste problématique avec près de 55% des femmes touchées par le chômage en 2016. Cette situation est plus accrue dans les milieux ruraux où, dans de nombreuses traditions, les femmes n’ont pas droit à la parole et aux moyens qui peuvent faciliter leur autonomisation (accès à la terre).Ajoutant que l’insuffisante implication des femmes au processus de prise de décisions de hauts niveaux étant parmi les questions essentielles auxquelles il faut s’attaquer pour consolider la cohésion sociale et faire contribuer les femmes à l’émergence à laquelle la Côte d’Ivoire aspire. En conséquence, il est impératif de tirer parti non seulement du rôle des femmes, mais des forces vives de la population, pour assurer une cohésion sociale véritable, une population résiliente.
Armand Koffi
Correspondant Régional











