@informateur- 1982-2022. 40 ans de carrière musicale, ça se fête ! Et l’artiste Luckson Padaud marque une pause pour évaluer le parcours qui est le sien sur la scène musicale ivoirienne.

A l’occasion de la célébration de son 40ème anniversaire de carrière musicale, Luckson Padaud, Lago Tapé Séhia à l’état civil, a mesuré, samedi au Sofitel Hôtel Ivoire pour le premier concert de cet anniversaire, toute l’admiration que lui portent les Ivoiriens. Une mobilisation générale. Du simple balayeur au Chef de l’Etat, en passant par le Premier ministre, Patrick Achi et plusieurs membres de son gouvernement ainsi que d’anonymes mélomanes, tous ont contribué à donner une note supplémentaire à l’événement à la dimension de l’immense talent de l’artiste dont la musique transcende les générations.

Ce samedi donc, les fans de Luckson Padaud ont fait le plein de la Salle des Fêtes de l’Ivoire pour communier avec l’artiste en attendant le show du 3 septembre au Palais de la Culture pour boucler ce 40ème anniversaire. Naturellement et à la satisfaction de ce nombreux public, Luckson Padaud, avec sa voix endiablée, nullrement altérée, a passé en revue ses divers titres à succès pour gratifier son public d’un spectacle de haut vol comme à ses débuts à l’été1982 avec le titre “Kalgbeu” où l’artiste demandait à ses devanciers de lui “ouvrir les portes de la scène musicale” ivoirienne, chantait-il, déjà.

En effet, cette année-là, la Côte d’Ivoire musicale découvrait un artiste multidimensionnel au timbre vocal limpide sur un rythme tradi-moderne du riche repertoire culturel bheté, peuple du centre-ouest ivoirien: le Ziglibithy. Un rythme modernisé et propulsé par son non moins célèbre cousin de Tahiraguhé (village de Daloa), feu Ernesto Djédjé. “Kalgbeu” fait tabac. Luckson Padaud est adopté par les mélomanes. Malgré un saut dans le Makossa camerounais qui ne lui réussit guère en 1984, Padaud, après des insuccès sur la scène continentale avec ce rythme camerounais, revient à ses premiers amours. Suivront des albums de belle facture aux sonorités du Ziblibithy. “Gnia Bogoré”, “Tho”, “Bithié”, “Wandji” … tiennent le haut de pavé de la production discographique plusieurs années durant.

Puis vint 1992 où l’artiste innove avec “Laba-laba”, la danse du canard dont il devient le maître incontesté et incontestable. C’est le summum avec l’album “Téléphone” qui revèle la dimension chorégraphique de Padaud. L’album est au hit parade pendant des mois. Avec 21 albums à son actif et 40 ans de carrière, Lago Tapé Séhia dit Luckson Padaud est une légende dont la longévité musicale, la résilience et la constance font de lui un artiste intergénérationnel. Salut l’artiste!

Geneviève MADINA